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Nouvelle-Zélande : pas de religion d’Etat

Une Déclaration nationale révisée relative à la diversité religieuse a retenu le principe selon lequel la Nouvelle-Zélande n’a pas de religion d’Etat. Joris De Bres, Commissaire en charge des relations raciales, a déclaré que ce point était repris dans la version actualisée qui a été rendue publique lors d’un forum national interreligieux à Hamilton. « Nous commençons par les mots : l’Etat cherche à traiter également devant la loi … toutes les communautés de foi et celles qui ne professent aucune religion. La Nouvelle-Zélande n’a pas de religion d’Etat. » La Première Ministre Helen Clark a tenu le même propos que M. De Bres dans l’émission Newstalk ZB : « Il n’y a pas, et il n’y aura pas de religion d’Etat. Nous sommes aujourd’hui des peuples très divers et nous ne pourrions tout simplement pas nous mettre d’accord sur une religion d’Etat – ce n’est pas comme dans un pays scandinave où les gens sont virtuellement nés dans l’Eglise luthérienne, et doivent y renoncer plus tard ».

Selon M. de Bres, “ Pour autant que je sache, c’est un état de fait » déclare M. De Bres. La diversité était un fait en Nouvelle-Zélande ». L’objectif de cette déclaration est essentiellement d’exposer quelques règles de base très simples en matière de tolérance et de respect des droits humains, et cela veut dire : les droits humains des gens qui sont religieux et les droits humains des gens qui ne le sont pas ». Au mois de mai, la Première Ministre Helen Clark doit présenter la Déclaration entérinée lors d’un dialogue interconfessionnel asiatique à Waitangi.

La Déclaration a été rédigée pour la Commission des droits humains par le Professeur Paul Morris, qui enseigne l’étude des religions à l’Université Victoria. Le processus de consultation populaire a été mené à bien par le Commissaire en charge des relations raciales et la Commission des droits humains. Il a impliqué des conseils municipaux, des conseils interconfessionnels et des groupes religieux et communautaires à travers la Nouvelle-Zélande. Il y a eu des propositions émanant de rencontres et de groupes interconfessionnels, des Exclusive Brethren (évangélistes), de la Destiny Church, des évêques catholiques, du Vision Network (évangélistes), des rationalistes, humanistes, hindouistes, bouddhistes, des bahà’is, juifs, sikhs, quakers et bien d’autres encore.

Les rationalistes ont soulevé la question des Néo-Zélandais qui ne professent aucune religion : ils sont plus d’un million.